Quelles innovations pour le photovoltaïque troisième génération ?

Photovoltaïque Organique

Les innovations dans le secteur des énergies renouvelables sont nombreuses. Cette semaine, nous nous intéressons au photovoltaïque où plusieurs start-ups travaillent sur de nouvelles cellules organiques transparentes souples (OPV). Des cellules de plus en plus performantes qui permettraient de produire de l’énergie sur tous types de supports.

Améliorer l’efficacité tout en maintenant des coûts de production bas, tel est le principal objectif de la recherche photovoltaïque de troisième génération. Et les innovations sont multiples : films minces solaires photovoltaïques, cellules solaires pérovskite, nouvelles combinaisons de matériaux semi-conducteurs, ainsi que de nouveaux types de concentrateurs. Avec le photovoltaique organique souple, de nouvelles applications devraient investir peu à peu nos villes : façades d’immeubles, vitrines, objets connectés, mobiliers urbains… Seule interrogation concernant cette technologie : sa durée de vie. Alors que les modules photovoltaïques en silicium ont une durée de vie d’au moins 20 ans, les dispositifs photovoltaïques organiques ne seraient quant à eux pas aussi endurants.

Et si nos fenêtres produisaient de l’énergie ?

Exploiter les surfaces vitrées pour produire de l’énergie, tel est le concept de Solar Window Technology. Cette entreprise américaine a développé une technologie exploitant des polymères organiques liquides. Le résultat ? Des panneaux photovoltaïques transparents sous forme de couches ultrafines. Avec l’importante surface vitrée des villes, Solar Window rêve de faire de nos buildings des centrales photovoltaïques. En plus du gain de superficie, la technologie serait capable d’exploiter la lumière artificielle. Solar Window Technology a annoncé le 3 novembre dernier qu’elle était en mesure de développer des micro-réseaux (micro-grid) aussi fins que des cheveux humains. Selon son président, John A. Conklin, promet prochainement « des micro-grid totalement invisibles à l’œil nu ». Solar Window Technology effectue des tests de durabilité sur sa technologie et promet de commercialiser son dispositif dans les 28 mois à venir.

Équiper nos smartphones… et nos objets connectés

Dans la course au développement et à la commercialisation du photovoltaïque transparent, un Français veut tirer son épingle du jeu : SunPartner. L’entreprise aixoise a développé une appellation Wysips (What You See is a Photovoltaic Surface) pour nommer ses composants photovoltaïques invisibles. L’une des applications développées par l’entreprise se nomme Crystal et consiste à insérer dans un écran de smartphone, un substrat en verre ultrafin composé de cellules photovoltaïques,

Bientôt, il sera possible d’intégrer des cellules photovoltaïques au sein même des objets pour qu’ils puissent produire de l’énergie. Avec « Graphics », SunPartner travaille déjà à ce genre d’application comme pour des coques de téléphones portables. Au-delà des coques de portables, il est prévu que la montre connectée de Nevo soit déclinée en version solaire pour augmenter son autonomie. Le cadran intégrera des capteurs solaires.

L’entreprise, qui est en pleine phase d’industrialisation de sa technologie, a levé depuis sa création en 2008 40 millions d’euros. La production de Wisips Crystal (écrans de téléphones et montres connectées solaires) et Wisips Glass (bâtiment et le transport) devrait débuter au second semestre 2016.

Au niveau mondial, la filière est composée d’une multitude de startups qui investissent dans le photovoltaïque organique. Pour ne citer qu’elles : Dracula Technologie, Oxford Photovoltaics, Esco energy srl.

À l’image de l’effervescence générale dans les cleantech, la filière photovoltaïque connaît des innovations qui pourraient changer notre quotidien. Apparues il y a quelques années, les cellules photovoltaïques de troisième génération arrivent à maturité. Elles sont plus flexibles et peuvent être posées voir intégrées sur tous types de supports. Cette technologie prometteuse promet de répondre aux problématiques liées au manque d’espace dans les villes et au nomadisme croissant de nos objets connectés.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *