Éolien offshore, où en sont les parcs Français ?

éolien Offshore France

Le salon européen de l’énergie éolienne (EWEA) s’est tenu du 17 au 20 novembre à Paris, l’occasion de revenir sur une filière en pleine effervescence. Avec près de 12 520 postes recensés dans l’éolien en France en 2014 dont 2 000 crées cette année, le secteur se porte bien. Ségolène royale a annoncé que « la France allait faire passer sa production d’éolien et de photovoltaïque de 14 700 mégawatts (MW) aujourd’hui à 36 000 MW en 2023 (voire 43 000 MW pour l’hypothèse haute) en 2023 ». Le développement des projets offshores pourrait répondre à cet objectif ambitieux.

La France rattrape son retard

La France dispose de la deuxième surface maritime mondiale. Pourtant, contrairement à ses voisins européens qui ont mis en en service 2 488 éoliennes maritimes (dont 1 184 au Royaume-Uni) et 74 en Europe en 2014, aucune éolienne n’est encore en service en France. En 2007, le Grenelle de l’environnement fixait à 6 000 MW l’objectif de l’éolien offshore d’ici 2020.

À ce jour,

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Le premier appel d’offres lancé en 2011 a concerné cinq champs au large des côtes françaises représentant une capacité de production d’environ 1000 à 1200 éoliennes. Les premières installations devraient être mises en service entre 2017 et 2019.

  • Saint-Nazaire (480 MW) : EDF associé à Alstom
  • Courseulles-sur-Mer (450 MW) : EDF associé à Alstom
  • Fécamp (498 MW) : EDF associé à Alstom
  • Saint-Brieuc (500 MW) : Iberdrola associé à Areva
  • Tréport (496 MW) : non attribué

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En mai 2014, un autre appel d’offres a vu le consortium composé de GDF Suez, Areva, EDP Renovaveis et de Neoen marine, remporter les deux champs ouverts à la concurrence :

  • Tréport  (496 MW)
  • Les îles d’Yeu et de Noirmoutier (496 MW)

Avec un tarif d’achat avoisinant 200 euros le mégawattheure, La France tente de rattraper son retard par rapport à ses voisins en subventionnant l’éolien offshore. On est bien loin des prix du marché européens qui tournent autour de 140 euros le mégawattheure. Certains s’inquiètent du très haut niveau de ces subventions qui furent jugées illégales par le Conseil d’État en mai 2014. Malgré cela, le gouvernement n’en démordit pas. Quelques semaines après la décision du Conseil d’État, il rédigea un nouvel arrêté validé par l’UE jusqu’en mars 2024 fixant des prix aux même conditions.

Le Ministère de l’Économie a annoncé que les six sites attribués à l’issue des appels d’offres éoliens marins devraient permettre la création d’une filière qui emploiera 10 000 personne directs et fédérera quelque 150 sous-traitants.

 

Vers des de l’éolien offshore flottant ?

Avec ses fonds profonds, la France va devoir trouver une solution pour développer de nouveaux parcs et répondre aux objectifs fixés par le Grenelle de l’environnement. Ce pourrait être grâce aux éoliennes flottantes. Alors que le premier parc offshore flottant voit le jour au large de l’Écosse, l’état Français a lancé un appel à projets pilotes pour la conception d’éoliennes flottantes. Les avantages sont nombreux, car l’éolien offshore limite les contestations éventuelles des riverains et devrait permettre aux industriels (constructeurs, opérateurs, sous-traitants) de trouver de nouveaux débouchés dans les années à venir.

 

Avec 3,5 % de la production nationale, l’énergie éolienne française devrait voir sa production doubler grâce au prochain parc en construction. Les éoliennes offshore offrent l’avantage de profiter des vents marins plus réguliers et plus puissants que les vents sur terre. Cependant, selon les spécialistes, il y a très peu de chance que la France respecte ses engagements au rythme actuel de développement des projets.

 

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